La taxe Google, un impôt pour le géant américain

Pourquoi une taxe Google ?

Google, aujourd’hui, réalise un Chiffre d’Affaires de près de 800 millions d’euros annuel. Mais ses bénéfices, rattachés à la maison mère en Irlande, ne rapportent pas assez d’impôt à la France. Nicolas Sarkozy souhaite donc taxer Google pour récupérer une partie de cette manne fiscale.

Jeudi 7 janvier, durant ses voeux aux représentants du monde culturel, Nicolas Sarkozy a évoqué le rapport Zelnik et plus précisément deux propositions visant Google. Il souhaite d’abord que l’autorité de la concurrence s’intéresse s’intéresse au cas Google, puis que le ministère des Finances lance une expertise pour s’intéresser aux retombées fiscales des grands sites et portails internationaux présents sur la France.

Face à Google, les éditeurs de contenu se plaignent

La publicité Google est la première publicité qui s’affiche généralement sur l’écran d’un Internaute, puisqu’elle précède souvent le site de contenu auquel on accède via le moteur de recherche. Une taxe Google pourrait donc apaiser la grogne des sites de contenu éditorial qui vivent essentiellement de publicité, car à la dimension de monopole de Google s’ajoute son optimisation fiscale.

100-euros

L’impact de la taxe Google

Cette idée de taxe Google ne serait-elle qu’un effet d’annonce de plus, comme le président Sarkozy en a l’habitude ? Ses propos ont eu pour but d’apaiser le mécontentement d’une partie des acteurs culturels, mais l’impact réel de la taxe Google pourrait être très limité. Le rapport Zelnik préconise une taxe de 1 ou 2%, ce qui n’apporterait à la France que 10 ou 20 millions d’euros de recettes fiscales et n’entamerait en rien sa bonne santé financière.

Et cette taxe est loin d’être aboutie. Si nous avions creusé une tombe pour chaque promesse mort-née du Président, nous pourrions raser le bois de Vincennes et le transformer en un immense cimetière.

Réagissez